Quantum of Solace : Bond que nenni …
Autant commencer tout de suite en affirmant haut et clair que je n’ai jamais été fan des James Bond. J’ai beaucoup aimé certains films mais pas de quoi vouer un culte particulier à l’agent 007.
A sa sortie Casino Royale m’avait agréablement surpris avec une intrigue à rebondissements même si les aficionados de Bond ont du crier dans les chaumières en voyant l’absence de gadgets, de bonds girls moins entremetteuse qu’à l’accoutumée entre autres.
On retrouvait un penchant d’émotion lors des scènes de tortures et une certaine vulnérabilité au personnage, qui ne le serait moins. Pour une fois Martin Campbell les filmait dans Casino Royale sans artifices , rappelez-vous Meurs un autre jour et Pierce Brosnan se faisant torturez sous la caméra de Lee Tamahori dans un clip introductif madonien ridicule.
Quantum of Solace commence par une course-poursuite, une heure après la fin du premier film. Passez cette originalité, le film s’enlise dans une suite de scènes d’actions et un scénario très bancal qui certes vous fera voir du pays (Bolivie, Autriche, Italie …) mais dont l’émotion s’est complètement évaporée. On ne croit pas une seconde à la quête vengeresse de Bond la plupart du temps. Si seulement les séquences d’action étaient tous excitantes mais certaines sont très brouillonnes, la course sur les toits à Sienne (Italie) caméra à l’épaule rappelle le troisième opus des aventures de Jason Bourne mais tout le monde ne s’appelle pas Paul Greengrass.
Finalement on se demande si ce film est un James Bond, car on peu faire une relecture à la manière de Casino Royale mais débarrasser le film des artifices bondiens n’en fait pas une aventure de l’agent britannique. Même le méchant Greene incarné par Mathieu Almaric ne vous fera pas vibrer sur votre chaise, sans nul doute.
La franchise Bond est donc devenu qu’un simple actionner movie d’une heure 40, on aurait pu le remplacer par Mc Lane, à la rigueur on n’y aurait vu que du feu.



