Archive for the ‘CINEMA’ Category

Du Grand Voyage à Departures : transmission, rites de passage

Samedi, septembre 12th, 2009

Le Grand Voyage     Departures
Vous me direz quel est le parallèle entre le film d`Ismael Ferroukhi et le drame de
Yojiro Takita outre le fait qu`ils soient des voyages initiatique chacun à leur manière,
vers la connaissance de soi pour le Grand Voyage et vers celui de la paternité pour Departures ?

Le point commun est ni plus ni moins qu`une transmission agrémentée de rites de passage.

Ce grand voyage pour Réda, c`est vers la Mecque qui le fera en accompagnant son père pour son pèlerinage, ce dernier n`étant pas en mesure de conduire et le grand frère indisponible, et “irrécupérable“ pour le père.

DeparturesPour Daigo Kobayashi avec son épouse, c`est vers la province rurale de Yamagata au nord du Japon après l’éclatement de l’orchestre dans lequel il jouait depuis des années à Tokyo.
Chacune de ces 2 magnifiques œuvres s`ancre dans le sentiment du rejet et cette déstructuration présente puis reconstruction latente se clôt dans l`épilogue. Reda et Daigo baignent dans cette incompréhension qui les ronge oublient comme bien souvent l`essentiel et passe à côté de leurs proches jusqu’au dernier moment ou il est trop tard.

Departures construit sa filiation par le rejet du pére chez Daigo. Le bébé du couple est la clé de voûte de la prise de conscience des erreurs passées.
L’ancien violoncelliste s’aperçoit du détachement nécessaire pour son nouveau travail
dans l`entreprise de pompes funèbres. Plongé dans ce monde nouveau, il va découvrir les rites funéraires et son détachement dans l`accompagnement des familles, teintera encore plus son amertume envers son père.

Le père absent, qui les a quittés sa mère et lui étant enfant, alimentera ce rejet sur toutes ces années.

Le Grand Voyage

A cet absence, le Grand Voyage utilise la métaphore de la coexistence et du rejet à l`intérieur de l`accompagnement. Reda rejette ses origines et si le père lui propose de faire se voyage, c`est une dernière chance pour lui de “sauver“ son enfant et d`accompagner sa transmission.

Du voyage à travers l`Europe centrale jusqu`en Syrie en arrivant dans en Arabie Saoudite, les rapports violents ne laisse place à aucun retour pour Reda; qui ne comprend pas le sens de la vie enseigné par son père.

Si le lancer de pierres, jeu de l`enfance pour Daigo est son père finalise son amour-haine.
C`est à travers les gestes, l`inconscience, les mots blessants que Reda campe son rejet.

De part sa forme ovoïde dans le dernier plan du film, la pierre est la voûte de transmission vers l`enfant qu`auront Daigo et sa femme.

Deux scènes similaires clôt ces œuvres magistrales et puissantes à leur manière : Le Grand Voyage
les rites de lavage ou la cérémonie de mise en bière dans Departure. Ils finalisent complétement la transmission :  Le lavage du corps comme purification, rituel de purification du corps que Daigo exécute sous le regard de sa femme, lavage auquel assiste Reda dans une pièce anonyme.

Le Syncrétisme religieux diront certains laissent place aux remords de chaque personnage et aux illusions perdus.

Departures La dernière image du grand voyage est d`une puissance insoupçonnée.

A peine sortie notre jeune va faire un don a une personne, un mendiant. La transmission est faîte mais dans la douleur et la perte de l`être cher.

Tandis que Daigo sait que la transmission avec son bébé avec sa femme Mika est sa rédemption future.

Source photos : Allocine.com 

Quantum of Solace : Bond que nenni …

Dimanche, novembre 16th, 2008

Quantum of SolaceAutant commencer tout de suite en affirmant haut et clair que je n’ai jamais été fan des James Bond. J’ai beaucoup aimé certains films mais pas de quoi vouer un culte particulier à l’agent 007.

A sa sortie Casino Royale  m’avait agréablement surpris avec une intrigue à rebondissements même si les aficionados de Bond ont du crier dans les chaumières en voyant l’absence de gadgets, de bonds girls moins entremetteuse qu’à l’accoutumée entre autres.

On retrouvait un penchant d’émotion lors des scènes de tortures et une certaine vulnérabilité au personnage, qui ne le serait moins. Pour une fois Martin Campbell les filmait dans Casino Royale sans artifices , rappelez-vous Meurs un autre jour   et Pierce Brosnan se faisant torturez sous la caméra de Lee Tamahori dans un clip introductif madonien ridicule.

Quantum of Solace  commence par une course-poursuite, une heure après la fin du premier film. Passez cette originalité, le film s’enlise dans une suite de scènes d’actions et un scénario très bancal qui certes vous fera voir du pays (Bolivie, Autriche, Italie …) mais dont l’émotion s’est complètement évaporée. On ne croit pas une seconde à la quête vengeresse de Bond la plupart du temps. Si seulement les séquences d’action étaient tous excitantes mais certaines sont très brouillonnes, la course sur les toits à Sienne (Italie) caméra à l’épaule rappelle le troisième opus des aventures de Jason Bourne mais tout le monde ne s’appelle pas Paul Greengrass.

Finalement on se demande si ce film est un James Bond, car on peu faire une relecture à la manière de Casino Royale mais débarrasser le film des artifices bondiens n’en fait pas une aventure de l’agent britannique. Même le méchant Greene incarné par Mathieu Almaric ne vous fera pas vibrer sur votre chaise, sans nul doute.

La franchise Bond est donc devenu qu’un simple actionner movie d’une heure 40,  on aurait pu le remplacer par Mc Lane, à la rigueur on n’y aurait vu que du feu.

W. d’Oliver Stone : déception …

Vendredi, octobre 17th, 2008

W. d'Oliver StoneCela faisait quelques mois que j’attendais avec impatience le dernier opus d’Oliver Stone racontant biensûr le parcours du 42ème Président des États-Unis ou comment George W. Bush est passé du statut d’alcoolique notoire à celui de Président de la première puissance mondiale.

Depuis mes dernières déceptions Alexandre le Grand et surtout World Trade Center, il faut bien l’avouer je ne m’attendais pas du tout à un Oliver Stone métamorphosé, essayant de raconter des récits alambiqués, revisitant certains genres avec une expérimentation dans le domaine de la grammaire cinématographique.

Il faut bien l’avouer, U-Turn et même le genre sportif avec l’Enfer du Dimanche (Any Given Sunday) témoignaient d’une certaine “rage” cinématographique, une envie, un désir de faire une sorte d’autopsie des genres avec des personnages haut en couleur.

Je suis déçu de ne pas retrouver un cinéaste virulent d’autant plus que le sujet si prêtait royalement.

Mais alors de quoi souffre ce dernier biopic “stonien” ?

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Paul Verhoeven / David Fincher signaient la corrosion au sein d’Hollywood

Mercredi, mai 16th, 2007

Starship_troopers On a coûtume de dire que les films dit "indépendants" (depuis l’omniprésence de studios comme Miramax cette expression perd de sa fraîcheur) sont souvent les seuls à avoir cette propension à égratigner le systéme de l’intérieur.

Dans les grands discours cinéphiles ou de chapelles; on scande passéiste que nous sommes que les grands films avec un regard d’auteur, une sorte de patte personnelle pour d’autres appartiennent au passé. Biensûr que j’adore tous les films des années 50-60-70.  (A l’heure ou j’écris cette note, un Garry Cooper est en train d’être rippé en Divx et je cherche dans le catalogue d’une bibliothéque ou je peux retrouver pour revoir Lettre d’une Inconnue d’Ophuls …)

Les  grands films polémiques de Kazan, Coppola … sont plus ou moins des films "coûteux" de studios datant maintenant. Parmis les centaines et centaines de films vus (pas les films du Texas ou Middle East  américain) ; trés peu ces dix derniéres années m’auront le plus marqués que Starship Troopers de Paul Verhoven  et  Fight Club de David Fincher.

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Cinéma américain et sensibilités diverses

Mardi, mai 8th, 2007

Babel_2
Brokeback_moutain
Pursuit
Collision

 

Mais quel point commun peut relier Babel, Le secret de Brokeback Moutain, Pursuit of Happiness et Collision.

Dis comme cela, on dirait une sorte de quizz, une énigme ou vous seriez Ulysse face à un cyclope cinématographique.

Allez la réponse est simple : chaque film est réalisé par un cinéaste étranger. On a souvent glaussé en France sur "Hollywood éponge", le cinéma américain aspirateur des talents, annilihateur de la création artistique … mais non il faut bien capituler ;-) Mais devant quoi ? Devant la faculté du cinéma américain de se servir de sensibilités diverses pour raconter des histoires.

Babel_innaritu>> Tournage au Maroc pour Innaritu le mexicain avec Brad Pitt.
Ang_lee>> Tournage dans l’Alberta au Canada, Ang Lee taiwanais plaisante avec Jack Gyllenthal.

Gabrielle_2
>>Tournage à San Francisco, Gabriele Muccino l’italien dirige Will Smith.

Paul_haggis>>
Tournage à Los Angeles, Paul Haggis canadien dirige Don Cheadle et William Fichtner.

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