octobre 17th, 2008

W. d’Oliver Stone : déception …

W. d'Oliver StoneCela faisait quelques mois que j’attendais avec impatience le dernier opus d’Oliver Stone racontant biensûr le parcours du 42ème Président des États-Unis ou comment George W. Bush est passé du statut d’alcoolique notoire à celui de Président de la première puissance mondiale.

Depuis mes dernières déceptions Alexandre le Grand et surtout World Trade Center, il faut bien l’avouer je ne m’attendais pas du tout à un Oliver Stone métamorphosé, essayant de raconter des récits alambiqués, revisitant certains genres avec une expérimentation dans le domaine de la grammaire cinématographique.

Il faut bien l’avouer, U-Turn et même le genre sportif avec l’Enfer du Dimanche (Any Given Sunday) témoignaient d’une certaine “rage” cinématographique, une envie, un désir de faire une sorte d’autopsie des genres avec des personnages haut en couleur.

Je suis déçu de ne pas retrouver un cinéaste virulent d’autant plus que le sujet si prêtait royalement.

Mais alors de quoi souffre ce dernier biopic “stonien” ?

W. d'Oliver Stone

Même si l’interprétation hors-pair d’un Josh Brolin saisissant au premier abord puis “fronce sourcils permanent” tient le haut du pavé, il faut avouer que le reste du casting n’est pas du même acabit.C’est là tout le problème, on a parfois d’être dans une sorte de musée de cire ou défilent certains personnages sans consistance.

Personnellement, j’ai aimé ce film sans plus car c’est une œuvre mineure pour Oliver Stone sans aucune rigueur dans le récit. On saute des années 90 et l’accession au pouvoir de George Bush au Texas puis de la présidence à son adolescence, sans aucun lien scéniques, ni transitions visuelles et c’est là que le bât blesse.

Rappelez-vous les transisions formidables de Nixon avec les fondu-enchainés mélangeant couleur et noir et plan pour retranscrire certaines émotions que vivaient le personnage.

Ici, que nenni, on  navigue entre l’étranglement au Bretzel aux beuveries sans réel lien. Stone se permet même certaines scènes ridicules de rédemption et messages christiques : la scène ou W. tombe et a l’illumination touche le ridicule, à la manière de celle ou Nicolas Cage au fond des décombres du World Trade Center voyait Dieu lui venir en aide.

Le film se laissera regarder avec plaisir car il n’est ni une charge virulente, ni un exercice de style à sa manière mais un divertissement  sans réel consistance malheureusement.

Au final, le cinéaste et son scénariste ont choisit de raconter ce parcours en essayant de ne pas polémiquer à chaque changement de bobines. Même si on s’attache plus à W. qu’à Nixon par moment de part la filiation paternelle omni-présente dans le récit, cela en fait un long-métrage en de ça de bien des espérances de cinéphiles, de ciné maniaques du cinéma du réalisateur de Platoon et JFK .

2 Responses to “W. d’Oliver Stone : déception …”

  1. un coucou du caire en plein dans la fumée de paille de riz !
    vu aucun de ses films au monsieur !

  2. >Josiane :
    Hello, :smile:
    Tu devrais vite rattraper ce retard : :smile:

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